Audrey Hepburn – Diamants sur Canapé

Une vedette Un film

Audrey Hepburn, avec sa robe simple et inimitable dans « Breakfast at Tiffany’s » (1961), par theskinnystiletto.com

      Ah, le charme d’Audrey Hepburn, sorte de tornade joyeuse et éclatante comme un soleil. Son sourire, sa classe et son « chic » (ami et égérie du couturier Hubert de Givenchy), font d’elle l’une des fabuleuses étoiles montantes d’Hollywood dans les décennies 50-60. Sans aucun lien de parenté avec Katharine Hepburn (autre légende de la génération précédente), Audrey mérite sa place comme troisième meilleure actrice de tous les temps au classement AFI (American Film Institute).

       Née en 1929 à Ixelles en Belgique, un de ses films les plus emblématiques est sans aucun doute « Breakfast at Tiffany’s » (en français : « Diamants sur Canapé »), inspiré du best-seller de la nouvelle éponyme de Truman Capote en 1958, écrivain américain s’étant d’ailleurs attelé aux scénarios de plusieurs films. Sortie en 1961, elle incarne dans l’adaptation cinématographique de l’américain Blake Edwards une jeune fille candide, qui rêve d’épouser un milliardaire et vivre dans le luxe, répondant au nom sucré d’Holly Golightly. En attendant, elle passe tous les matins devant la vitrine du magasin Tiffany’s, véritable institution new-yorkaise sur la 5e Avenue. Bijouterie, produis luxueux de toutes sortes… elle, vivant sens dessus dessous, se laisse rêver et ne parvient à se calmer qu’en regardant cet ordre et ces choses bien rangées.

Audrey dans le film, contemplant la vitrine de Tiffany’s. Popularisant du même coup les lunettes Ray-Ban modèle Wayfarer, par theskinnystiletto.com

          Cette comédie, brillante et cruelle, sur un glamour nouveau, nous rend aussi heureux qu’elle dans sa boutique fétiche. Et accompagnée d’un gentleman écrivain « approvisionné » par une riche décoratrice, qui aimerait bien se substituer au milliardaire dont Holly rêve, le couple Hepburn-George Peppard fonctionne parfaitement.

George Peppard (à gauche) et Audrey Hepburn (à droite), par theskinnystiletto.com

       Trépidante, la vie réelle ou devant la caméra de l’actrice connût de nombreux tours. Remarquée également pour sa voix comme étant un délicieux « moulin à paroles » dans ses films, elle remporte l’Oscar de la meilleure actrice en 1953 pour « Vacances Romaines« , de William Wyler. Son énergie et l’enthousiasme qu’elle communique d’un petit sourire la rendent irrésistible ; le style un peu « garçon manqué » lui offre en fait une féminité hors norme avec son physique mince, ses yeux profonds et sa gestuelle particulière.

Audrey, on l’aime aussi bien qu’en robe de soirée qu’avec son cache-yeux pour dormir dans le film, par theskinnystiletto.com

     S’engageant très vite dans de nombreuses causes humanitaires, elle fut un temps l’ambassadrice de l’UNICEF, une agence mondialement célèbre de l’ONU. Sa disparition en 1993 en Suisse, après un malheureux cancer de l’appendice, laisse l’organisation orpheline. Après avoir vécue une enfance difficile marquée par l’après-guerre, elle déclarait que cette association l’avait aidé ces années durant et accompagné toute sa vie.

      Ses autres prestations dans « Sabrina » (1954) de Billy Wilder, ou Charade (1963) de Stanley Donen, respectivement aux côtés d’Humphrey Bogart (voir Rubrique Cinéma) et de Cary Grant, sont encore des exemples de films contribuant à sa popularité, de nombreux hommages et références dans d’autres long-métrages existant. Mais ici dans le film, en chantant la composition Moon River de l’américain Henry Mancini (célèbre pour son thème de la Panthère Rose), Audrey permet en partie d’offrir au film ses deux Oscars : l’un pour la meilleure chanson originale, l’autre pour la meilleure musique originale. Coup double. Et on ne se lassera jamais d’écouter la bande-son originale.

       Ou de contempler cette photographie mythique issue du tournage, à vous de voir…

Audrey Hepburn sur le tournage de « Breakfast at Tiffany’s » (1961), par paintings-art-picture.com

Antoine Le Grix.

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